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Les conseils de Bill

Fiscalité, démarches administratives, comment louer votre résidence secondaire ?

Chaque mois, les experts du “Grand rendez-vous de l’épargne” répondent à vos questions. Stéphane Absolu, directeur associé chez Pyxis conseil, renseigne ici un lecteur qui entend profiter du boom des locations saisonnières pour louer sa résidence secondaire.

Crise sanitaire oblige, de nombreux Français vont, bon gré mal gré, passer leurs vacances dans l’Hexagone en 2021. Une bonne nouvelle, en revanche, pour les propriétaires d’une résidence secondaire qui peuvent espérer retirer des revenus conséquents de leur bien immobilier grâce à la location saisonnière. C’est d’ailleurs ce qu’entend faire notre lecteur, Pierre, qui s’adresse aux experts du “Grand rendez-vous de l’épargne” (Capital / Radio Patrimoine). Ce dernier se demande quelles sont les démarches administratives à effectuer pour agir dans les règles et comment ses revenus vont être imposés. Une question loin d’être anodine selon Stéphane Absolu, directeur associé chez Pyxisconseil, pour qui “mettre en location sa résidence secondaire n’est pas si simple”. Et pour cause, “il y a un certain nombre de démarches administratives à faire”, prévient le spécialiste.

Vos démarches avant de louer

Pour pouvoir louer son bien, il convient tout d’abord “d’informer la mairie du lieu de situation de sa résidence secondaire”, détaille Stéphane Absolu. Autre obligation : remplir une déclaration d’activité auprès du greffe du tribunal de commerce. Et ce n’est pas tout : votre résidence secondaire peut, dans le cadre d’une résidence partagée, être soumise à un règlement de copropriété. Dans ce cas, “il faut s’interroger sur la nature des obligations qu’il peut y avoir dans ce règlement, notamment pour les clauses d’habitation bourgeoise qui peuvent empêcher de mettre des locataires dans le bien immobilier”, avertit l’expert.

L’imposition de vos revenus

Une fois votre bien mis en location, vous devez vous intéresser à la fiscalité qui s’applique à vos revenus. Dans le cadre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), c’est du montant de vos revenus que dépend votre fiscalité réelle : en-dessous de 72.600 euros, vous êtes éligible au micro-BIC avec un abattement de 50% sur les revenus perçus. Attention : vous ne pouvez alors déduire aucune charge.

Au-dessus de ce montant ou si vous le choisissez, il faut automatiquement déclarer vos revenus “au réel”. Deux choix se présentent alors à vous. Le premier consiste à n’imposer que les seuls loyers perçus. “On ne peut pas amortir son bien et ne déduire que les charges d’assurance, d’eau et d’électricité”, précise Stéphane Absolu. Pour aller plus loin et bénéficier d’un avantage fiscal plus important, “il va falloir inscrire cette résidence secondaire à son bilan d’activité de loueur saisonnier”, poursuit le spécialiste. Une technique qui permet de déduire l’amortissement de son bien, mais qui implique de se facturer la partie de la location que vous vous réservez. “Vous allez devoir réintégrer ces loyers fictifs dans le revenu imposable”, prévient l’expert. Votre choix mérite donc une analyse très poussée.

A noter enfin que si l’imposition sur vos revenus peut poser question, le cas des prélèvements sociaux est beaucoup plus clair. “Si mes recettes annuelles sont inférieures à 23.000 euros, les revenus générés ne sont pas assujettis aux cotisations sociales”, tranche Stéphane Absolu. Attention toutefois, si votre résidence secondaire est détenue dans une SCI (société civile immobilière), vous serez assujettis aux cotisations sociales et à l’impôt sur les sociétés.

Source : Capital.fr

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